Salvador : Passage essentiel de la drogue, trafic tentaculaire d’armes de guerre, et trêve entre cartels menacée…

Les autorités salvadoriennes s’inquiètent de plus en plus concernant le trafic d’armes sur son sol. En effet, les gangs (Barrio 18 et la Mara Salvatrucha MS 13) seraient en train de s’armer massivement. Les armes proviendraient d’une part d’un cartel mexicain appelé « Los Zetas » et d’autres parts du marché noir au Guatemala et au Honduras. Pour exemple, le ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Ricardo Perdomo, a annoncé qu’un individu aurait été arrêté en plein milieu de la capitale, San Salvador, après que celui-ci ait vendu 15 fusils M-16 (armes de guerre étasuniennes).

ministrojusticiayseguridadricardoperdomoSelon Ricardo Perdomo, Ce sont les cartels mexicains qui vendent massivement des armes aux gangs salvadoriens, afin d’assurer le passage de la drogue qui traverse le pays du sud jusqu’au nord. Les autorités salvadoriennes accusent les Maras et les autres gangs d’avoir reçu une importante quantité d’armes et un entrainement quasi-militaire.

(membres du Barrio 18, AFP photo José Cabezas)

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D’ailleurs, Ricardo Perdomo a signalé que 26 membres de gangs ont été récemment identifiés et arrêtés par le bureau de recrutement de l’Armée, alors que ceux-ci voulaient la rejoindre. Une fois arrêtés, les 26 membres auraient dévoilés qu’intégrer l’Armée faisait partie de la stratégie de leurs bandes, afin de voler des armes et des uniformes. Les sources policières indiquent que 61 attaques ou affrontements entre les autorités et les gangs ont eu lieu depuis janvier 2014.

(membres de la Mara Salvatrucha MS 13)

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En Mars 2012, les leaders de la Mara Salvatrucha MS13 et du Barrio 18 se sont mis d’accord sur une trêve. A cette époque, on pouvait compter 14 homicides par jours, aujourd’hui le chiffre est tombé à 5. Les gangs sont impliqués dans la majeure partie des homicides et des crimes commis dans le pays.

GUATEMALA GANGS

Il faut aussi rappeler que, pour endiguer la violence dans le pays, le Salvador peut compter sur le nouveau processus de pacification nationale impliquant une grande partie de la société civile, la Conférence Episcopale du Salvador, et du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD).

(Le Suricate)

Manifestations pour libérer les prisonniers politiques papous en indonésie

 

Une centaine de personnes ont manifesté aujourd’hui à Londres devant l’ambassade d’Indonésie pour demander la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques papous.

76 manifestants étaient menottés et bâillonnés pour représenter les 76 prisonniers politiques actuellement détenus dans les prisons indonésiennes.

La manifestation était organisée par TapolSurvival InternationalAmnesty International et Free West Papua Campaign (Comité Pour la Papouasie Occidentale Libre).

Selon les données du site internet Papuan Behind Bars (‘Papous derrière les barreaux’), le nombre d’arrestations politiques a plus que doublé en 2013 par rapport à l’année précédente, et des rapports révèlent que la torture et les mauvais traitements à l’encontre des détenus politiques ont augmenté. Les tribus de Papouasie occidentale continuent d’être arrêtées pour des activités pacifiques et sont souvent accusées de trahison ou d’incitation à la révolte, ce qui peut leur valoir de longues peines de prison.

Une manifestation de solidarité avec les prisonniers politiques qui a eu lieu aujourd’hui en Papouasie a été dispersée par la police qui a tiré des balles à blanc. Deux étudiants ont été arrêtés.

Wiki Meaga a été arrêté en novembre 2010 alors qu’il se rendait à l’enterrement d’un membre de sa famille dont l’état de santé a empiré après avoir été torturé par la police. Meaga et huit autres Papous ont été accusés d’avoir brandi le drapeau ‘Morning Star’ interdit en Papouasie avant de quitter leur village dans les hauteurs. Ils ont été torturés après leur arrestation. Six d’entre eux ont été reconnus coupables de ‘trahison’ et condamnés à huit mois d’emprisonnement. Le sort des trois autres hommes reste inconnu.

Les manifestants menottés et bâillonnés, devant l’ambassade d’Indonésie.

Dans un message qu’il a envoyé aux manifestants londoniens, Dominikus Surabut, un activiste papou, écrivain et réalisateur de documentaire, qui a été arrêté en 2011 dit : ‘Je ne peux pas être des vôtres aujourd’hui car je suis en prison, mais mon âme et mon esprit sont avec vous. Tous unis et forts, nous vaincrons’.

Nixiwaka Yawanawá, un Indien yawanawá d’Amazonie brésilienne, qui collabore avec Survival International sur la question des droits des peuples indigènes, était parmi les manifestants. Il a déclaré : ‘En tant qu’Indien d’Amazonie, je comprends le combat des Papous pour la liberté et la justice. Les tribus papoues ont souffert du racisme et de la violence de la part du gouvernement indonésien durant plus de 50 ans; cette situation inhumaine doit cesser de toute urgence’.

Peter Tatchell, militant des droits de l’homme, a pris part à la manifestation à Londres aujourd’hui.

Depuis que l’Indonésie a occupé la Papouasie (la partie occidentale de l’île de Nouvelle Guinée) en 1963, plus de 100 000 Papous ont été victimes du régime de terreur imposé par l’armée indonésienne.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Cette manifestation offre un excellent exemple des absurdités véhiculées actuellement par certains auteurs américains de vulgarisation scientifique qui proclament que le rôle d’un Etat pacifique est de pacifier les tribus ‘violentes’. L’occupation de la Papouasie occidentale par l’Indonésie s’est effectuée dans un bain de sang, par le meurtre et la torture de dizaines de milliers de Papous qui s’opposaient à leurs colonisateurs. Elle est l’une des plus graves violations des droits de l’homme, et l’une des moins médiatisées au monde’.

Le renard

Vague de suicide chez les cadres en Chine

 

Depuis le début 2013, 54 cadres d’entreprise sont décédés de façon « non naturelle » en Chine. Parmi eux, 23 se sont suicidés, selon une enquête menée par un quotidien basé à Pékin, Zhongguo Qingnian Bao. L’alcoolisme et les accidents sont les deux autres éléments principaux qui entraînent la mort parmi cette catégorie professionnelle.

La dépression est évoquée pour expliquer leur suicide. Le journal affirme qu' »au moins 8 personnes parmi les 23 suicidés avaient souffert de dépression ». « La pression au travail, les problèmes personnels et la mise en cause dans des scandales de corruption » figurent parmi les autres causes, rapporte le quotidien.

Le 4 avril, un ancien chef de police proche du haut dirigeant chinois déchu Bo Xilai s’est suicidé. De même, le vice-directeur du Bureau des lettres de plainte (organisme qui recueille les réclamations du public) a été retrouvé mort dans son bureau le 8 avril. Enfin, un responsable chargé de l’urbanisme s’est donné la mort le 9 avril, après l’effondrement d’un bâtiment dans sa ville.

L’opinion publique semble douter des véritables motifs de ces suicides, puisque ces événements alimentent souvent des rumeurs. « Il ne faut pas que le suicide de cadres soit un tabou. L’essentiel est de publier un récit détaillé des circonstances de leur mort, au lieu de n’avoir qu’une petite brève de quelques lignes », commente le journal.

Le renard

 

 

Un procès Test en Libye

 

Le procès de trente-sept proches de Mouammar Kadhafi, dont son fils Saïf Al-Islam, accusés d’avoir participé à la répression meurtrière de la révolte ayant min fin au régime en 2011, a débuté lundi 14 avril à la prison Al-Hadba, à Tripoli. Ce procès hautement sécurisé s’est ouvert en l’absence de Saïf Al-Islam, de son frère Saadi et de plusieurs autres prévenus. L’ancien chef des renseignements, Abdallah Al-Senoussi, et le dernier premier ministre de Kadhafi, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, ont quant à eux comparu dans le box des accusés, aux côtés de vingt et un autres anciens responsables, tous vêtus de la tenue bleue des prisonniers.

Quarante minutes après l’ouverture de cette audience inaugurale, le procès a été ajourné au 27 avril par la Cour pénale de Tripoli du fait de l’absence de certains accusés, mais également pour permettre aux enquêteurs de compléter leurs dossiers et aux avocats de préparer leur défense.

  • Les chefs d’accusation

Une dizaine de chefs d’accusation ont été retenus contre les prévenus, inculpés en octobre notamment pour assassinats, pillages et sabotages, actes portant atteinte à l’union nationale, complicité dans l’incitation au viol, enlèvement et dilapidation des deniers publics. La peine capitale est prévue pour certaines de ces charges. Plus de 70 000 pages d’élements de preuve et 4 000 pages d’interrogatoires ont jusqu’à présent été versées aux dossiers d’accusation.

  • Un procès-test pour la démocratie

Ce procès a, pour la communauté internationale, valeur de test pour la mise en place d’un Etat démocratique face au chaos qui prévaut depuis l’insurrection de 2011. Le ministre de la justice, Salah Al-Merghani, a assuré que le procès serait ouvert au public afin de garantir sa transparence. Pourtant, des proches des prévenus, ainsi que des représentants des organisations internationales et des médias, ont trouvé porte close lundi. « Ce n’est pas normal. Tous les procès criminels sont publics en Libye, et les autorités avaient assuré que ce procès ne se tiendrait pas à huis clos », regrette Hanane Salah, chargée de la Libye pour Human Rights Watch (HRW), qui n’a pas pu assister à l’audience.

Des ONG ont déjà exprimé des doutes quant au caractère équitable des procédures. « Si les accusés ne bénéficient pas d’un procès équitable, cela laissera penser que la nouvelle Libye pratique une justice sélective », a estimé Mme Salah.

  • Un procès en l’absence des accusés

Les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent ainsi l’absence de certains accusés lors des audiences. Durant l’audience du 14 avril, le juge a autorisé la future comparution de Saïf Al-Islam, ainsi que d’autres accusés détenus à Misrata, par vidéoconférence. Les autorités judiciaires estiment que les conditions de sécurité ne permettent pas leur transfert à Tripoli.

Longtemps présenté comme successeur potentiel de son père, Saïf Al-Islam est détenu par d’anciens rebelles à Zenten, depuis son arrestation par une brigade de cette ville de l’ouest du pays en novembre 2011. Les autorités de transition ont en vain tenté de négocier avec les miliciens son transfert à Tripoli. Ces derniers assurent ne pas pouvoir garantir la sécurité du prévenu, ainsi que la leur, sur la route entre Zenten et Tripoli. Six autres responsables sont détenus à Misrata, comme Mansour Daw, chef de la sécurité intérieure sous le régime Kadhafi. 

La comparution par vidéoconférence est, depuis le vote d’amendements par le Parlement libyen, le 24 mars, conforme aux articles 241 et 243 du code de procédure criminelle. Cette décision est critiquée par HRW, qui la juge contraire aux principes d’un procès équitable. « Il est très important pour le prévenu d’avoir un contact et une interaction directs avec le juge et son avocat au cours de l’audience. L’adoption de la vidéoconférence va affecter la procédure et la capacité de la défense à représenter son client », estime Hanane Salah.

  • La représentation des accusés

La responsable de HRW dénonce également le défaut d’accès des accusés à un avocat et à leurs dossiers. « Jusqu’à présent, il y a eu des problèmes de représentation judiciaire. Nombre de ceux en procès n’ont pas eu droit à un avocat depuis le début — condition essentielle à un procès honnête », a expliqué Mme Salah. « Ils doivent avoir un accès privilégié et sans restriction à un avocat », martèle la représentante de l’ONG. L’ajournement du procès devrait permettre aux avocats de prendre connaissance du dossier, a estimé la cour. Le parquet a réfuté avoir empêché certains avocats d’accéder aux dossiers de leurs clients.

Le 23 janvier, HRW a pu rendre visite à Saïf Al-Islam sur une base de Zenten, placée sous le contrôle d’une milice opérant sous l’autorité du ministère de la défense, ainsi qu’à Abdallah Al-Senoussi, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi et Abuzaid Dorda à la prison Al-Hadba. Le fils de Mouammar Kadhafi et Senoussi ont indiqué qu’ils n’avaient pas d’avocat, tandis que Dorda et Al-Mahmoudi ont affirmé qu’on leur avait refusé un accès adéquat aux leurs. Les quatre détenus ont affirmé qu’ils n’étaient pas assistés d’un avocat lors de leurs interrogatoires, et qu’on leur avait dénié le droit de ne pas faire de déclaration et celui de connaître l’identité de leurs interrogateurs, ainsi que la possibilité d’examiner les éléments de preuve à charge rassemblés contre eux.

En février, l’avocat de l’un des détenus a indiqué à HRW que le juge n’avait convoqué aucun témoin lors des audiences préliminaires et que les avocats qui représentaient d’autres accusés dans la procédure collective engagée contre le groupe n’avaient pas été en mesure d’examiner les documents qui seront exploités à l’audience.

  • Garantir la sécurité des participants au procès

L’instabilité et l’insécurité régnant en Libye rendent difficile la tenue d’un procès équitable. Face à un État défaillant, les autorités judiciaires ont été dans l’incapacité d’asseoir leur contrôle sur les centres de détention gérés par les milices, à Zenten et Misrata, et de garantir le bon traitement des détenus. La police judiciaire, chargée de la sécurité des procédures et des prisons, manque de moyens et ne peut garantir la sécurité des témoins, des experts et du personnel judiciaire. En 2013, des avocats, procureurs et juges ont fait l’objet de menaces et d’attaques physiques. Au moins quatre juges et procureurs ont été tués.

Transférer Saïf Al-Islam à la Cour pénale internationale (CPI) ?

« Saïf Al-Islam doit immédiatement être transféré devant la Cour pénale internationale à La Haye », estime Hanane Salah, de HRW. Saïf Al-Islam et Abdallah Al-Senoussi font l’objet de mandats d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre présumés lors de la révolte. Fin mai, la CPI avait débouté les autorités libyennes de leur requête de juger devant les tribunaux libyens de Saïf Al-Islam en raison des doutes sur la capacité du gouvernement de Tripoli à lui garantir un procès juste et équitable. La CPI a toutefois donné en octobre son feu vert à la Libye pour juger M. Al-Senoussi.

 

Le renard

 

Elections au Costa Rica, le pays qui n’a pas d’armée

Costa RicaPays situé au nord du Panama, le Costa Rica, peuplé d’environ 5 millions d’habitants n’est pas connu que pour ses plages touristiques et ses forêts luxuriantes, c’est aussi l’un des seuls pays au monde à ne pas avoir d’armée. En effet, depuis la dernière guerre civile qui s’est terminée en 1949, le Costa Rica ne possède plus d’armée. Exemple que suivra le Panama en 1994. La sécurité et l’ordre public sont assurés par 13.000 policiers à bas budget. Et même si l’aspect sécuritaire, et militaire semble faire défaut à ce petit pays d’Amérique centrale, le Costa Rica n’a pas, contrairement à nombre de ses voisins, connu de guerres civiles depuis 1949. Cependant, il a tout de même subi des agressions menaçant son intégrité territoriale. De 2010 à 2013, le Nicaragua a envahi l’île de Calero (petite île stratégique de 3km² se situant à l’embouchure du fleuve San Juan). L’affaire a été résolue par la Cour Internationale de Justice à la demande du Costa Rica. Concernant les moyens matériels du Costa Rica, il y avait, en 2010, 15 avions de police (5 donné par les Etats-Unis, et 10 confisqués aux narcotrafiquants) aucun avion de chasse, aucun radar. Pour lutter contre les trafics illégaux par voie maritime, le Costa Rica dispose d’une frégate et d’un équipage étasuniens qui aident énormément les policiers costaricains à contrôler la circulation des drogues. La drogue, cette menace nouvelle, invisible contrairement au Nicaragua, qui facilite le développement de gangs, cartels, et qui impulsent l’insécurité. D’ailleurs les saisies de drogues sont souvent peu fructueuses. Les problèmes dérivés des trafics, s’ajoutent au 8% de taux de chômage, et au 20% de la population vivant sous le seuil de pauvreté ( 187$/mois ), même si ce chiffre est en baisse depuis quelques années.

Le Costa Rica connait une croissance autour de 4%. Les points forts de son économie sont certains secteurs du « high tech », le tourisme, et l’agriculture. On peut aussi noter l’implantation de certaines firmes transnationales comme IBM, Intel, Coca-Cola, Amazon, Sony, Oracle, ou encore le fameux Wal-Mart. Les entreprises comme IBM, ou Intel permettent au Costa Rica d’exporter des produits informatiques, souvent ce sont des microprocesseurs. Le pays compte plus encore sur le secteur touristique. En effet, qui n’a jamais entendu parler des plages du Limón, de l’île de Tortuga, de l’île de Coco, etc… Avec plus de 2 millions de visiteurs par an, presque 15% des emplois sont directement ou indirectement liés à ce secteur. Il représente environ 8% du PIB costaricain. Le climat tropical du Costa Rica lui permet d’exploiter et d’exporter néanmoins certaines ressources. Le café, le cacao, la banane, l’ananas, et la canne à sucre sont des atouts majeurs pour ce pays.

Avec un IDH à 0.773 pour 2012, c’est le 3e pays le plus développé d’Amérique centrale derrière Panama (0.78) et le Mexique (0.775). Notons que dans les Caraïbes, Cuba est aussi à 0.78 (A titre d’illustration la France est à environ 0.893). L’espérance de vie au Costa Rica est similaire à celui de Cuba, de la Corée du Sud, ou encore du Portugal soit 77 ans en moyenne. L’absence d’armée a profité aux investissements dans l’Education et la Santé.

Concernant les libertés de la presse, le Costa Rica est, avec le Canada, le seul pays d’Amérique à être dans une « bonne situation » selon Reporters Sans Frontières.

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Le 06 Avril dernier, les élections présidentielles ont eu lieu. L’abstention a atteint 43%. Le vainqueur, Luis Guillermo Solís Rivera (Parti d’Action Citoyenne – Partido Acción Ciudadana), a obtenu environ 78% des voix exprimées, alors que son adversaire, Johnny Araya (Parti Libération Nationale – Partido Liberación Nacional), n’en a obtenu que 22%. Ce dernier était le maire de San José, la capitale, de 1998 à 2013. Il est membre du PNL, dont l’idéologie dominante est le socialisme. Le paradoxe dans cette élection, c’est que les deux candidats à la succession de Laura Chinchilla (ex-présidente du Costa Rica) sont tous deux socialistes. Luis Guillermo Solís est plus progressiste et contre le néo-libéralisme, contrairement à Johnny Araya. On a donc une opposition entre socialistes libéraux et socialistes protectionnistes.

Luis Guillermo Solis Rivera

Depuis ce 6 Avril 2014, le Tribunal Suprême Electoral a vérifié et officiellement annoncé la victoire de Luis Guillermo Solís. Mais qui est Luis Guillermo Solís Rivera? Père divorcé de six enfants à 56 ans, c’est un historien et un homme politique costaricain d’expérience, il a participé à certaines organisations non-gouvernementales, et a déjà été professeur. Il a travaillé pour le gouvernement d’Óscar Arias Sánchez (1986-1990), et pour celui de José María Figueres Olsen (1994-1998). Guillermo Solís a été militant du PNL pendant 28 ans avant de partir pour le PAC en 2008.

La victoire de Luis Guillermo Solís, s’est aussi déroulé dans une campagne étrange où son adversaire, Johnny Araya, a littéralement baissé les bras, en annonçant qu’il ne travaillerait pas plus durant la campagne, qu’il manquait d’argent et de soutien. Cependant, même si le parti de Luis Guillermo Solís Rivera (PAC) a gagné les présidentielles, il n’est toujours pas majoritaire à l’Assemblée Nationale du Costa Rica.

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Les bushmen

 

Les Bushmen représentent une population d’environ 100 000 personnes dispersées dans plusieurs Etats africains : le Botswana, la Namibie, l’Afrique du Sud et l’Angola où ils vivent depuis des dizaines de milliers d’années.

La Réserve naturelle de gibier du Kalahari central est située au cœur du Botswana; elle avait été créée pour protéger le territoire ancestral des 5 000 Bushmen gana, gwi et tsila et de leurs voisins, les Bakgalagadi, ainsi que les animaux sauvages dont ils dépendent.

Carte du territoire des Bushmen, Botswana

Au début des années 1980, on découvrit d’importants gisements de diamants dans la réserve. Peu de temps après, des représentants du gouvernement se rendirent dans la réserve et annoncèrent aux Bushmen qu’ils devaient partir en raison de la présence de ces gisements sur leur territoire.

Trois vagues d’expulsion eurent lieu en 1997, en 2002 et en 2005 au cours desquelles la plupart des Bushmen furent chassés de la réserve. Leurs huttes furent démantelées, leur école et leur poste de santé furent fermés, leurs sources d’eau détruites.

Ils vivent actuellement dans des camps de relocalisation situés en dehors de la réserve. Rarement autorisés à chasser, ils sont arrêtés et battus lorsqu’ils sont pris sur le fait et sont devenus dépendants des rations alimentaires distribuées par le gouvernement. Beaucoup d’entre eux sont confrontés à l’alcoolisme, l’ennui, la dépression et à des maladies telles que la tuberculose ou le SIDA.

S’ils ne retournent pas sur leurs terres ancestrales, leur culture et leur mode de vie uniques seront détruits et ils disparaîtront.

Bien que les Bushmen aient gagné le droit de retourner sur leurs terres en 2006, le gouvernement n’a pas ménagé ses efforts pour les empêcher d’y accéder à nouveau, en leur interdisant l’accès à un puits d’eau qu’ils utilisaient avant leur expulsion. Sans ce puits, les Bushmen luttent pour survivre sur leurs terres.

Les Bushmen ont intenté un autre procès au gouvernement dans le but de récupérer leur accès au puits d’eau. Bien qu’ayant perdu en première instance en janvier 2011, la Cour d’appel du Botswana a finalement confirmé leur droit d’utiliser leurs puits et d’en creuser de nouveaux. Les juges avaient décrit la situation des Bushmen comme ‘une déchirante histoire de souffrance et de désespoir’.

Alors que le gouvernement empêchait les Bushmen d’accéder à leur puits d’eau, il forait de nouveaux puits pour la faune et la flore et autorisait une compagnie de safaris, Wilderness Safaris, à ouvrir un lodge touristique de luxe dans la réserve.

Wilderness Safaris a ouvert le lodge Kalahari Plains Camps en 2009 avec l’accord du gouvernement botswanais, sans avoir consulté les Bushmen qui vivent à proximité.

Alors que les Bushmen luttent pour trouver assez d’eau pour survivre, les touristes peuvent siroter leur boisson au bord de la piscine du lodge.

Le gouvernement a également :

-condamné leur unique source d’eau ;
-refusé de leur délivrer des permis de chasse (malgré le verdict de la Haute Cour du Botswana qui avait jugé ce refus illégal) ;
-arrêté plus de 50 Bushmen pour avoir chassé afin de nourrir leurs familles,
-interdit aux Bushmen de rapatrier leurs troupeaux de chèvres dans la réserve.

Cette politique vise à intimider et terroriser les Bushmen afin qu’ils ne quittent pas les camps de relocalisation et à rendre la vie impossible à ceux qui ont choisi de retourner sur leur territoire ancestral.

Le procès

En 2002, les Bushmen ont intenté un procès au gouvernement pour dénoncer l’illégalité de leur expulsion. L’affaire ayant été rejetée sur un détail, les auditions n’ont commencé qu’en 2004.

Bien que les Bushmen soient les citoyens les plus pauvres du Botswana, ce procès a été le plus long et le plus coûteux de toute l’histoire du Botswana.

239 Bushmen adultes ont intenté le procès, et 135 autres se sont par la suite ralliés à eux. Ensemble, ils représentaient avec leurs enfants environ un millier de personnes (sur les 239 premiers plaignants, 12% sont morts sans connaître le verdict).

Sans attendre l’issue du procès, plusieurs Bushmen ont tenté de retourner sur leurs terres dans la réserve. La plupart d’entre eux ont été expulsés de nouveau par le gouvernement, certains pour la troisième fois. Durant le procès, la clause concernant les droits des Bushmen a été supprimée de la Constitution par le gouvernement.

Survival a pu financer le procès grâce au soutien et à la générosité de ses membres et sympathisants.

Le 13 décembre 2006, les Bushmen apprirent qu’ils avaient gagné un procès sans précédent. Les juges décrétèrent que l’éviction des Bushmen avait été “illégale et anticonstitutionnelle” et qu’ils avaient de ce fait le droit de retourner librement dans la réserve, sur leur territoire ancestral.

La Cour conclut également que les Bushmen avaient le droit de pratiquer librement la chasse et la cueillette dans la réserve et qu’ils n’avaient pas à demander d’autorisation pour y entrer. En savoir plus sur la décision de la Cour.

Bien que le gouvernement ait rapidement annoncé son intention de ne pas faire appel à cette décision, il s’est efforcé de la déjouer par tous les moyens.

En 2010, les Bushmen intentèrent un nouveau procès contre le gouvernement afin de récupérer l’accès à l’eau au sein de la réserve. Alors que la Haute Cour le leur avait refusé, la Cour d’appel a finalement rejeté cette décision, établissant que l’attitude du gouvernement à l’égard des Bushmen équivalait à un ‘traitement dégradant’.

Eau

En février 2011, la Cour la plus puissante du Botswana statuait que les Bushmen avaient le droit d’accéder à l’eau au sein de la Réserve centrale du Kalahari.

L’une des mesures mises en place par le gouvernement pour empêcher les Bushmen de retourner dans la Réserve du Kalahari a été de les priver de leur source d’eau.

Avant les expulsions, les Bushmen puisaient leur eau d’un puits situé dans la communauté de Mothomelo. Un camion-citerne faisait une fois par mois la navette pour approvisionner les autres communautés bushmen de la Réserve.

Au moment des évictions, le gouvernement a supprimé ce service, démantelé les citernes et la pompe à eau.

De nombreux Bushmen sont retournés dans la réserve, aussi bien avant qu’après le verdict. Ils recueillent l’eau de pluie stagnant dans des cuvettes naturelles ou l’eau contenue dans les melons et certaines racines. Durant la saison sèche, la vie est extrêmement difficile et une femme est déjà morte de faim et de soif.

Le gouvernement a interdit aux Bushmen de réouvrir leur puits, bien qu’ils aient proposé d’en financer le coût. Aucune explication n’a été donnée concernant cette interdiction.

En revanche, il a autorisé la compagnie minière à utiliser toute l’eau dont elle aura besoin dans la réserve et a même proposé à des compagnies de safari de forer de nouveaux puits.

Diamants

Les Bushmen, Survival et plusieurs autres organisations sont convaincus que l’expulsion des Bushmen est due à la présence d’importants gisements de diamants.

Bushmen dans la communauté de Gope avant leur expulsion

Leur réserve se situe au cœur de la région la plus riche en diamants au monde. On connaît l’existence d’au moins un important gisement dans la réserve, dans la communauté bushman de Gope. Plusieurs gisements de kimberlite (roche volcanique qui renferme le diamant) ont également été repérées dans la réserve.

En mai 2007, De Beers a cédé sa concession de Gope à la compagnie minière Gem Diamonds pour 34 millions de dollars. Le président de Gem Diamonds a qualifié le gisement de Gope de “source de problèmes pour De Beers” en raison de la campagne bushman.

Gem Diamonds a affirmé publiquement que le gisement a un potentiel de plus de 2,2 milliards de dollars (au cours de 2007), et projette d’exploiter la mine lorsque les conditions économiques seront favorables.

Le gouvernement botswanais s’apprête à approuver l’exploitation diamantifère à condition que Gem Diamonds ne fournisse pas d’eau aux Bushmen. Il a cependant autorisé les compagnies de safari à utiliser l’eau puisée par Gem Diamonds. Cette dernière prétend que les Bushmen sont favorables à l’exploitation de la mine, or ceux-ci n’ont jamais été informés de manière indépendante sur l’impact probable qu’elle aura sur eux et leur environnement.

D’autres compagnies sont impliquées dans ce projet minier. Petra Diamonds, par exemple, prospecte dans toute la réserve et a identifié comme prioritaires les gisements de Gope et de Kukama.

Cet article provient du site http://www.survivalfrance.org/peuples/bushmen. Nous les remercions de nous avoir donner l’autorisation de publier cet superbe article.

De nouvelles actualités sont aussi disponibles sur  http://www.survivalfrance.org/actu/10161

Et enfin un lien pour le boycott du tourisme au Botswana : http://www.survivalfrance.org/mails/boycott-botswana

 

L’avancement de l’Iran et du nucléaire.

La négociation entre l’Iran et les grandes puissances sur la programme nucléaire iranien passera en mai à « la prochaine étape », a annoncé aujourd’hui le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, faisant référence à la rédaction d’un accord final.

Les deux parties se retrouveront à partir du 13 mai à Vienne pour « travailler aux éléments concrets d’un possible accord global », a expliqué Catherine Ashton à la presse à l’issue de deux jours de négociations. « Un travail intensif sera nécessaire pour surmonter les différends qui subsistent naturellement à ce stade du processus », a-t-elle ajouté dans une déclaration commune avec Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères.

La délégation iranienne et celle du « 5+1 » (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) représentée par Mme Ashton ont pour mission d’aboutir à un document final d’ici au 20 juillet, même si ce délai pourrait être prolongé.

 

Source: AFP

Le renard

Areva exclue de l’appel d’offres en République tchèque

En octobre 2012, le groupe français Areva a reçu un grand coup quand il a été exclu de l’appel d’offres concernant l’achèvement de la centrale nucléaire de Temelín qui se trouve en Bohême du Sud en République tchèque. Il paraît que ce n’est donc plus d’actualité. Bien au contraire. Le procès continue et la décision n’a pas été prise jusqu’à présent. Mais ce n’est rien de surprenant. Le droit est lent et l’affaire compliquée. En revanche, ce qui reste l’énigme, ce sont les raisons pour lesquelles Areva avait été exclue. Elles n‘ont pas été rendues publiques et les représentants des deux parties restent plutôt obscures, pas trop concrets et surtout, ils se contredisent.

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Areva a remis officiellement son offre en juillet 2012 avec ses deux concurrents : Westinghouse, un groupe américain devenu une filiale du japonais Toshiba et Consortium MIR.1200, un groupe russo-tchèque. Le vainqueur de l’appel d’offres devait achever la construction de la centrale nucléaire de Temelín, plus précisement il s’agit du troisième et quatrième réacteur qui doivent être mis en service.

La construction de la centrale nucléaire a commencé déjà en 1987, or, les travaux ont été achevés longtemps après, en 2002. Par conséquent, elle est l’une des plus neuves centrales nucléaires en Europe. Après la Révolution de velours en 1989, les hommes politiques ont décidé de construire seulement deux réacteurs et non pas quatre comme il était prévu. C’est donc maintenant qu‘on essaie d’achever le projet initial. Cependant, à cause des problèmes juridiques avec Areva qu’il faut résoudre, le projet va prendre un retard considérable ce qui gêne naturellement ČEZ.

Ce dernier est le producteur et distributeur d’électricité et occupe une position dominante en République tchèque. La société est contrôlée par l‘État qui y détient environ 70%. Elle exerce deux centrales nucléaires en Tchéquie – celle de Temelín et une autre à Dukovany. L’achèvement de Temelín est très important pour ČEZ car il a pour but de diminuer les émissions de dioxyde de carbone, diversifier le mélange énergetique tchèque et en particulier assurer l’autosuffisance énergetique de la République tchèque à l’avenir. Les deux nouveaux réacteurs devraient doubler la puissance de la centrale qui est maintenant 2000 mégawatts. En outre, l’aboutissement de la construction est prévu pour 2025 et les deux réacteurs devraient être en service 60 ans.

Et quelles sont donc les raisons pour l’exclusion d’Areva ? On n’en sait rien. ČEZ ne veut pas partager des détails avec le public en se justifiant que les raisons concrètes ne peuvent être déclarées publiquement qu‘après que toutes les éventuelles possibilités de l’appel seront effectuées par Areva. Et Areva ne donne pas les détails puisqu’elle ne les connaît pas à ce qu‘il paraît.

Par conséquent, les seules choses que l’on sait, c’est que le groupe français n’a pas satisfait juridiquement aux demandes de ČEZ et aux critères résultés de la loi tchèque (il y en avait huit éléments sur une centaine qui ne répondaient pas aux critères). Autrement dit, il a fait des fautes juridiques d’une nature grave, suite auxquelles les représentants tchèques n’avaient plus de raison de le consulter et n’avait aucune autre possibilité que de l’exclure.

Néanmoins, Areva conteste tout cela. Son président du Directoire Luc Oursel précise : « Je regrette profondément qu’Areva soit pénalisé sur des sujets qui n’ont jamais été abordés entre les parties auparavant, sans aucune procédure de dialogue ou d’explication, qui sont des pratiques standard de l’industrie nucléaire, où la transparence et le dialogue sont essentiels. L’offre d’Areva répond au niveau de qualité le plus élevé en termes de capacités techniques et de performances, mais également en termes de conditions commerciales. »

Areva confirme qu’elle est vraiment très intéressée par ce projet et qu’elle va se battre pour être reinclue. Avouons-le, qui ne serait pas intéressée par un projet qui va lui gagner entre huit et douze milliards d’euros. Or, les spécialistes tchèques lui donnent peu de chances, faisant référance à ČEZ qui se défend en disant d’avoir vérifié plusieurs fois ses démarches et d’avoir fait vraiment attention car il est conscient que ce n’est pas juste comme ça d’exclure une société si puissante comme Areva. Il ajoute qu’il ne voulait pas l’exclure, en plus. Mais il n’avait pas tout simplement autre choix.

Les spécialistes disent qu’Areva ne peut pas gagner les procès, toutefois, elle était obligée de porter plainte et de se plaindre auprès de la Commission européenne, entre outre, tout pour regagner au moins un peu sa réputation. Si elle ne l’avait pas fait, elle aurait indirectement avoué d’avoir fait des fautes. Et c’est quelque chose qu’elle ne peut pas se permettre étant un grand joueur sur le champs international. D’ailleurs, Luc Oursel confirme que l’exclusion d’Areva lui gâche la réputation dans le monde entier. A chacun de savoir si ce n‘est vraiment que cela ou aussi (ou surtout) la façon de laquelle Areva traite les terres et les habitants dans le but (lucratif) de l’exploitation.

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Viktor Orbán en position de confort après les élections législatives en Hongrie

HongrieAvec une participation entre 60 et 70 %, le parti du président hongrois, le Fidesz (Fidesz-Magyar Polgári Szövetség), et son allié le KDNP (Kereszténydemokrata Néppárt), dirigé par Zsolt Semjén, ont obtenu, comme en 2010, une majorité confortable.

L’opposition regroupe trois partis, idéologiquement divergents, et ne représentant que 32% du Parlement hongrois. L’opposition est, de plus, très loin d’être unie. En effet, Attila Mesterházy (Magyar Szocialista Párt), est à la tête d’un parti a tendance socialiste, alors que András Schiffer (Lehet Más a Politika) est écologiste, et que Gábor Vona (Jobbik Magyarországért Mozgalom) est nationaliste.