Le Paraguay rend les terres du Chaco aux Sawhoyamaxa, propriétaires ancestraux de la région

Après les approbations du Sénat et de la Chambre des députés, il ne reste plus que l’accord (ou le véto) du président Horacio Cartes Jara pour que les terres de la région du Chaco, dans le nord du Paraguay, soit enfin restituer à leurs propriétaires légitimes.

Actuellement, les propriétaires officiels de ces terres sont deux entreprises (Kansol et Roswell Company) dont l’une est controversée. Selon le site Paraguay.com, dans les années 1980, elle a été condamnée pour avoir arnaqué des investisseurs allemands avec un schéma de vente de terrain frauduleux.

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« Le Paraguay est le seul pays sous la juridiction de la CIDH (Cour Interaméricaine du Droit Humain – Corte Interamericana de Derechos Humanos) qui a été condamné à trois reprises pour violation des droits des peuples autochtones », d’après Eduardo Arce, journaliste spécialiste du domaine amérindien. A ce sujet, il faut aussi préciser que le Canada, les Etats-Unis, le Belize, Cuba, le Venezuela, Trinidad-et-Tobago, et la Guyana ne sont pas membres de cette institution. Par ailleurs, le Pérou a récemment beaucoup critiqué la CIDH. De toute évidence, il y aurait un problème d’intégrité dans la politisation de cette institution…

Aujourd’hui, le Paraguay est sur le point de restituer les terres indigènes aux autochtones en expropriant deux entreprises. Ce serait une première. A noter que, politiquement, le Paraguay est dirigé par la coalition ANR-PC (Allianza Nacional Republicana-Partido Colorado – Alliance Nationale Républicaine-Parti Colorado), coalition de droite libérale malgré le rouge comme couleur dominante.

Le président paraguayen, Horacio Cartes Jara

Le président paraguayen, Horacio Cartes Jara

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Elections au Costa Rica, le pays qui n’a pas d’armée

Costa RicaPays situé au nord du Panama, le Costa Rica, peuplé d’environ 5 millions d’habitants n’est pas connu que pour ses plages touristiques et ses forêts luxuriantes, c’est aussi l’un des seuls pays au monde à ne pas avoir d’armée. En effet, depuis la dernière guerre civile qui s’est terminée en 1949, le Costa Rica ne possède plus d’armée. Exemple que suivra le Panama en 1994. La sécurité et l’ordre public sont assurés par 13.000 policiers à bas budget. Et même si l’aspect sécuritaire, et militaire semble faire défaut à ce petit pays d’Amérique centrale, le Costa Rica n’a pas, contrairement à nombre de ses voisins, connu de guerres civiles depuis 1949. Cependant, il a tout de même subi des agressions menaçant son intégrité territoriale. De 2010 à 2013, le Nicaragua a envahi l’île de Calero (petite île stratégique de 3km² se situant à l’embouchure du fleuve San Juan). L’affaire a été résolue par la Cour Internationale de Justice à la demande du Costa Rica. Concernant les moyens matériels du Costa Rica, il y avait, en 2010, 15 avions de police (5 donné par les Etats-Unis, et 10 confisqués aux narcotrafiquants) aucun avion de chasse, aucun radar. Pour lutter contre les trafics illégaux par voie maritime, le Costa Rica dispose d’une frégate et d’un équipage étasuniens qui aident énormément les policiers costaricains à contrôler la circulation des drogues. La drogue, cette menace nouvelle, invisible contrairement au Nicaragua, qui facilite le développement de gangs, cartels, et qui impulsent l’insécurité. D’ailleurs les saisies de drogues sont souvent peu fructueuses. Les problèmes dérivés des trafics, s’ajoutent au 8% de taux de chômage, et au 20% de la population vivant sous le seuil de pauvreté ( 187$/mois ), même si ce chiffre est en baisse depuis quelques années.

Le Costa Rica connait une croissance autour de 4%. Les points forts de son économie sont certains secteurs du « high tech », le tourisme, et l’agriculture. On peut aussi noter l’implantation de certaines firmes transnationales comme IBM, Intel, Coca-Cola, Amazon, Sony, Oracle, ou encore le fameux Wal-Mart. Les entreprises comme IBM, ou Intel permettent au Costa Rica d’exporter des produits informatiques, souvent ce sont des microprocesseurs. Le pays compte plus encore sur le secteur touristique. En effet, qui n’a jamais entendu parler des plages du Limón, de l’île de Tortuga, de l’île de Coco, etc… Avec plus de 2 millions de visiteurs par an, presque 15% des emplois sont directement ou indirectement liés à ce secteur. Il représente environ 8% du PIB costaricain. Le climat tropical du Costa Rica lui permet d’exploiter et d’exporter néanmoins certaines ressources. Le café, le cacao, la banane, l’ananas, et la canne à sucre sont des atouts majeurs pour ce pays.

Avec un IDH à 0.773 pour 2012, c’est le 3e pays le plus développé d’Amérique centrale derrière Panama (0.78) et le Mexique (0.775). Notons que dans les Caraïbes, Cuba est aussi à 0.78 (A titre d’illustration la France est à environ 0.893). L’espérance de vie au Costa Rica est similaire à celui de Cuba, de la Corée du Sud, ou encore du Portugal soit 77 ans en moyenne. L’absence d’armée a profité aux investissements dans l’Education et la Santé.

Concernant les libertés de la presse, le Costa Rica est, avec le Canada, le seul pays d’Amérique à être dans une « bonne situation » selon Reporters Sans Frontières.

rsf

Le 06 Avril dernier, les élections présidentielles ont eu lieu. L’abstention a atteint 43%. Le vainqueur, Luis Guillermo Solís Rivera (Parti d’Action Citoyenne – Partido Acción Ciudadana), a obtenu environ 78% des voix exprimées, alors que son adversaire, Johnny Araya (Parti Libération Nationale – Partido Liberación Nacional), n’en a obtenu que 22%. Ce dernier était le maire de San José, la capitale, de 1998 à 2013. Il est membre du PNL, dont l’idéologie dominante est le socialisme. Le paradoxe dans cette élection, c’est que les deux candidats à la succession de Laura Chinchilla (ex-présidente du Costa Rica) sont tous deux socialistes. Luis Guillermo Solís est plus progressiste et contre le néo-libéralisme, contrairement à Johnny Araya. On a donc une opposition entre socialistes libéraux et socialistes protectionnistes.

Luis Guillermo Solis Rivera

Depuis ce 6 Avril 2014, le Tribunal Suprême Electoral a vérifié et officiellement annoncé la victoire de Luis Guillermo Solís. Mais qui est Luis Guillermo Solís Rivera? Père divorcé de six enfants à 56 ans, c’est un historien et un homme politique costaricain d’expérience, il a participé à certaines organisations non-gouvernementales, et a déjà été professeur. Il a travaillé pour le gouvernement d’Óscar Arias Sánchez (1986-1990), et pour celui de José María Figueres Olsen (1994-1998). Guillermo Solís a été militant du PNL pendant 28 ans avant de partir pour le PAC en 2008.

La victoire de Luis Guillermo Solís, s’est aussi déroulé dans une campagne étrange où son adversaire, Johnny Araya, a littéralement baissé les bras, en annonçant qu’il ne travaillerait pas plus durant la campagne, qu’il manquait d’argent et de soutien. Cependant, même si le parti de Luis Guillermo Solís Rivera (PAC) a gagné les présidentielles, il n’est toujours pas majoritaire à l’Assemblée Nationale du Costa Rica.

députés costa rica(Le Suricate)

Drôles d’élections

Le 9 Mars dernier se déroulait le deuxième tour des élections au Salvador, le plus petit pays d’Amérique centrale bordée par le Pacifique, et peuplé d’un peu moins de 6.5 millions d’habitants. Pour comprendre l’enjeu de ces élections, il est essentiel de se rappeler certains points économiques, politiques, et historiques concernant cette République.

Aussi bien connu pour son café, l’économie du Salvador repose principalement sur le textile, et le  secteur tertiaire, c’est-à-dire le secteur des communications et des services. Mais, le pays a de grosses difficultés à surmonter certains des points faibles de son économie. Il est totalement dépendant de ses importations, surtout concernant les ressources naturelles, et les énergies (Il importe énormément de carburant). Le Salvador ne possède ni éoliennes ni centrale solaire, mais les barrages ne représentent que 36% de la production totale du pays. Même si le Salvador est la troisième économie de l’Amérique centrale, derrière naturellement le Mexique et le Costa Rica, il est l’un des rares pays à ne pas retrouver de croissance soutenue et significative. Le taux de croissance de son Produit Intérieur Brut (Indicateur économique mesurant la somme totale des richesses produites dans un pays à un instant donné) est de 1,6% pour l’année 2013. De plus, le Salvador n’a pas sa propre monnaie, il a adopté le dollar américain en 2001, ce qui peut remettre en question une partie de sa souveraineté. Par ailleurs, le taux de criminalité n’aide pas non plus au développement et à la croissance du pays. En effet, Le Salvador est réputé pour être le pays le plus violent du monde. Selon les sources, le taux d’homicides est compris entre 50 à 75 homicides pour 100.000 habitants par an. En France il n’est même pas à 1 pour 100.000 habitants par an. Les violences liées aux mafias et autres gangs (Mara-Salvatrucha, pour ne citer que le plus connu) pourraient expliquer plus de la moitié de ces homicides.

Salvador

 

Lors de ces récentes élections, les salvadoriens devaient donc élire un nouveau président, en choisissant entre le candidat sortant, un ex-guérillero marxiste du FMLN (Frente Farabundo Martí para la Liberación Nacional – Font Farabundo Martí pour la Libération Nationale) un parti de gauche radicale, et l’ex maire de San Salvador, la capitale, et membre de l’ARENA (Alianza Republicana Nacionalista), un parti libéro-conservateur. Actuellement le FMLN compte 31 députés à l’Assemblée Législative et ARENA en compte 28 sur 84. Selon le TSE (Tribunal Supremo Electoral – Tribunal Suprême Electoral), Savador Sánchez  Cerén (FMLN) aurait été réélu avec 50,11% des voix exprimées (1.494.144 voix) contre 49,89% pour Norman Quijano (ARENA), soit 1.487.510 de bulletins. Sur un total d’environ 2.981.000 voix exprimées, l’écart séparant les deux candidats est donc d’environ 0,22 point de pourcent, soit un peu moins de 7.000 voix. Le TSE n’a toujours pas officiellement annoncé la réélection de Savador Sánchez  Cerén et l’opposition, représentée par Norman Quijano à d’ores et déjà réclamé l’annulation des élections.

elections-salvador

 

Cet événement intervient 22 ans après la fin de la guerre civile au Salvador (1979-1992). Guerre opposant justement le gouvernement salvadorien de l’époque (qui a créé les escadrons de la mort en 1979, et qui sera proche de l’ARENA dès sa fondation en 1981) aux membres du FMLN, alors groupe insurrectionnel. Bien sûr, cela ne vous aura pas échappé, ce conflit s’est déroulé en pleine Guerre Froide. Le gouvernement du Salvador et l’ARENA, étaient alors soutenus par les Etats-Unis, Israël, Taïwan entre autres, tandis que le FMLN et les autres groupes rebelles (à grande tendance socialiste) étaient soutenus par Cuba, le Mexique, le Nicaragua, et l’ex-URSS. Le conflit se solda par la mort de 80.000 personnes, en grande majorité des civiles, des centaines de milliers de déplacés, et de réfugiés dans les pays voisins. Le Salvador porte encore les stigmates de cette guerre récente. Aujourd’hui les protagonistes de la guerre civile (bien que Norman Quijano n’ait pas participé aux combats) se retrouvent sur un champ de bataille, mais cette fois ci un champ de bataille électoraliste. Et compte tenu des résultats très serrés, autant vous dire que la tension politique est à son comble.

Elections Salvador(Le Suricate)

Ukraine, manipulation médiatique, et expansionnisme militaire russe dans le Monde

Le 26 Février dernier, le ministre de la défense russe, Serguei Shoigou (Сергей Шойгу), a annoncé que la Russie pensait à étendre sa présence militaire dans le monde. La liste des pays concernés par l’expansion de la présence militaire russe inclue Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, mais aussi le Vietnam, Singapour, et les Îles Seychelles. Les événements actuels en Ukraine ont-ils accéléré le processus ?

 

Selon Olga Oliker, directeur associé du Centre des Politiques de Défense et de Sécurité International  à la Rand Corporation basée à Santa Monica, en Californie, « Il paraît intéressant qu’entre les pays mentionné se trouvent des pays d’Amérique Latine, d’Asie, et du Moyen-Orient. C’est vraiment un rôle global pour la Russie, nous savons déjà ce qu’elle veut et ce n’est pas surprenant. Mais ça le confirme. »

Pour Olga Oliker, cette volonté de s’installer militairement dans le monde a une importance capitale dans la stratégie géopolitique russe. Elle ajoute que la Russie a annoncé cela « à cause de ce qui est en train de se passer en Ukraine. » même si, toujours selon elle, la Russie l’aurait annoncé tôt ou tard, car « cela fait partie de l’idée générale de la Russie de réclamer sa place dans le Monde. »

D’autres sont plus radicaux, et s’expriment clairement : « Tout à avoir avec l’Ukraine », ou encore « La Russie et Vladimir Poutine (Владимир Путин) sont en train d’agir dans une mentalité de Guerre Froide ». C’est ce qu’a dit l’analyste Moisés Naím, du département de l’économie internationale à la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale (Carnegie Endowment for Internacional Peace) lors d’un entretien avec BBC Mundo. Il ajoute : « Dans le cas de l’Ukraine, qui était sur le point de signer un accord d’association avec l’Europe, Poutine est intervenu de manière agressive pour empêcher que le président Viktor Ianoukovytch (Виктор Янукович) signe cet accord. »

Après les protestations contre la décision du président ukrainien de favoriser un accord de coopération avec la Russie plutôt qu’avec l’Union Européenne, des violents affrontements ont eu lieu entre les forces de l’ordre et les manifestants qui ont débouché sur la destitution du président ukrainien, par le parlement.

Aujourd’hui, à l’heure où les troupes russes s’amassent en Crimée, région russophone et dominée par la communauté russe, nos médias parlent aujourd’hui de « guerre médiatique » déclenchée par Vladimir Poutine (Владимир Путин), mais ne l’avons-nous même, pas commencé en occident ?

 

En effet, beaucoup d’analystes ont d’ores et déjà qualifié les protestations « d’échecs » au plan d’expansion russe.

Selon Moises Naím, « L’homme considéré comme le plus puissant du monde a vu comment, par la pression de la rue, le pays a échappé au contrôle d’un dirigeant. D’où l’idée d’établir des bases militaires dans d’autres pays ».

Pour Naím, la Russie ne chercherait qu’à « réaffirmer le grand projet de Vladimir Poutine (Владимир Путин), et de faire de la Russie un grand acteur mondial, et d’être le restaurateur de la grandeur et de la réputation russe […] Le vrai défi de la Russie a été de réellement découvrir ce qu’elle veut. Oui, elle a un rôle actuel en Syrie, mais il est beaucoup moins clair en Asie, et en Amérique Latine ».

Mr. Naím craindrait donc, dans un relent de Guerre Froide, une expansion militaire russe dans le monde, du fait des actuelles positions militaires des Etats-Unis et de ses alliés, peut-être par peur de déranger l’ordre politique mondial établi.

 

L’annonce de Serguei Shoigou (Сергей Шойгу), porte sur l’installation de bases au Venezuela, à Cuba, et au Nicaragua.

En 2008, pendant une visite à Moscou, l’ex-président du Venezuela, Hugo Chavez, a manifesté son soutien à la présence militaire russe sur le territoire vénézuélien : « Si les forces armées russes veulent être au Venezuela, elles seront reçues chaleureusement ». Pour Chavez, décédé il y un an, la Russie a « le potentiel militaire pour garantir sa présence dans le monde ».

Le ministre a indiqué que les conversations portaient sur l’utilisation de ports à la marine russe, et d’aéroports pour le ravitaillement des avions bombardier en mission de patrouille.

Serguei Shoigou (Сергей Шойгу) assure que les gouvernements des pays concernés « sont sur le point d’atteindre des résultats ». Comprenez par-là que les troupes russes pourront alors stationner de façon permanente à Cuba, au Venezuela, au Nicaragua, aux Seychelles, à Singapour, et au Vietnam comme ils le font déjà en Biélorussie, au Kazakhstan, ou en Ukraine, dans la fameuse république autonome de Crimée. Après tout, l’Union Européenne et les Etats-Unis ont aussi des installations militaires permanentes dans le Monde (Cf. Djibouti, par exemple).

 

En 2009, soit un an après les propos de Chavez à Moscou, Álvaro Uribe Vélez, l’ex-président colombien et ennemi de Chavez, avait annoncé un accord avec  les Etats-Unis autorisant les unités étasuniennes à utiliser les bases militaires colombiennes. Cet événement a suscité une grande controverse dans la région. En effet, la Colombie est un pays voisin du Venezuela, et ces deux pays d’Amérique du Sud, opposés politiquement, sont respectivement supportés par les Etats-Unis et la Russie. D’ailleurs, cet accord a été annulé un an plus tard après une décision judiciaire colombienne.

Les grandes puissances militaires (autant les Etats-Unis que la Russie) ont donc le pouvoir de déstabiliser des régions du monde par leur politique militaire expansionniste, en s’appuyant sur des jeux de rivalités (Cf. ci-dessus : Colombie – Venezuela), même si la Russie joue actuellement le rôle de digue, en protégeant simplement les communautés russes hors de Russie, notamment en Ukraine, ou en essayant d’éviter une propagation (ou importation) des conflits actuels, qu’ils soient ukrainiens ou syriens.
La Russie marque donc des points, contrairement aux Etats-Unis et leurs fidèles alliés, censés défendre la paix et la démocratie, qui ne passent que pour des agitateurs opportunistes notamment concernant la guerre en  Syrien, et rappelons-nous de la récente guerre en Lybie…

Les occidentaux ne supportent les idées de « révolutions » que lorsqu’il y a un intérêt à prendre parti pour les révoltés ! Et compte tenu des moyens médiatiques déployés en Ukraine par la Presse occidentale afin de moraliser les événements de façon très manichéenne, on ne peut que se demander s’il n’y a pas eu d’autres moyens mis à la disposition de cette révolution qui secoue l’Ukraine en ce moment. On peut alors comprendre la réaction russe de vouloir plus s’implanter militairement à l’étranger, à commencer par l’Ukraine, dans le but de protéger ses alliés. Ainsi, cette réaction permettrait à la Russie de contenir les revendications nationalistes, souhaitant très souvent s’éloigner de celle-ci et de la Communauté des Etats Indépendants (CEI – Содружество Независимых Государств) pour se rapprocher de l’Union Européenne.

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(Le Suricate)