Afghanistan : un second tour aux élections présidentielles

Comme prévu c’est le Dr. Abdullah Abdullah qui est arrivé en tête des élections, juste devant l’autre favori, le Dr. Ashraf Ghani Ahmadzai. Tous deux ayant respectivement obtenu, 44,9% et 31,5% des voix exprimées (Pour être élu dès le premier tour, il faut réunir un minimum de 50% des voix).

Source : H. Maurel/RFI

Source : H. Maurel/RFI

Dans ce pays de 31 millions d’habitants, 7 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes. A noter que les élections ont été beaucoup plus calmes que les campagnes électorales. L’armée pakistanaise avait filtré les passages du Pakistan vers l’Afghanistan, afin de limiter un maximum le risque d’attaques terroristes perpétrées par les Talibans (Les Talibans sont généralement afghans ou pakistanais, leurs zones d’actions est très intenses dans les régions tribales. Régions montagneuses, difficile d’accès, peu développées, peuplées d’à peine 5 millions d’habitants, principalement Pachtounes et souvent hostile au pouvoir d’Islamabad). Naturellement, le Pakistan a compris qu’il devait collaborer avec son voisin, car la guerre en Afghanistan touche aussi le Pakistan. Des dizaines de milliers de pakistanais sont morts dans cette guerre.

D’ailleurs, le Pakistan ne soutient officiellement aucun des candidats afghans. Le second tour est prévu le 28 Mai

(Le Suricate)

Viktor Orbán en position de confort après les élections législatives en Hongrie

HongrieAvec une participation entre 60 et 70 %, le parti du président hongrois, le Fidesz (Fidesz-Magyar Polgári Szövetség), et son allié le KDNP (Kereszténydemokrata Néppárt), dirigé par Zsolt Semjén, ont obtenu, comme en 2010, une majorité confortable.

L’opposition regroupe trois partis, idéologiquement divergents, et ne représentant que 32% du Parlement hongrois. L’opposition est, de plus, très loin d’être unie. En effet, Attila Mesterházy (Magyar Szocialista Párt), est à la tête d’un parti a tendance socialiste, alors que András Schiffer (Lehet Más a Politika) est écologiste, et que Gábor Vona (Jobbik Magyarországért Mozgalom) est nationaliste.

Un milliardaire sans aucune expérience politique devenu le nouveau président slovaque.

Samedi 29 mars, la République slovaque a élu le nouveau président. Son nom est Andrej Kiska et il a été élu comme le quatrième président au suffrage universel. Le président sortant, Ivan Gašparovič, ne pouvait plus se représenter à l’élection car il achève son deuxième mandat et la Constitution slovaque ne permet que deux mandats de cinq ans. Ivan Gašparovič va donc céder son fauteuil à Andrej Kiska le 15 juin 2014 où le nouveau chef de l’État prêtera serment.

L’élection présidentielle s’est déroulée, comme d’habitude, en deux tours. Pour qu’il y en ait seulement un, il aurait fallu qu’un des candidats reçoive plus de 50% des voix ce qui est plutôt rare, voire quasiment impossible, même dans des conditions normales et encore plus dans les conditions météorologiques qui ont frappé la Slovaquie le jour du premier tour. Les habitants devaient affronter un temps horrible. La pluie battante, la tempête et dans certaines zones également la tempête de neige. Il n’est pas donc étonnant que beaucoup de gens ont finalement décidé de rester chez eux au lieu d’aller voter. Par conséquent, la participation dans le premier tout était très faible, 43%. Dans le second, c’était déjà mieux, 50,5%.

Au départ, il y avait 14 candidats dont une seule femme: Gyula Bárdos, Jozef Behýl, Ján Čarnogurský, Robert Fico, Viliam Fischer, Pavol Hrušovský, Ján Jurišta, Andrej Kiska, Milan Kňažko, Stanislav Martinčko, Milan Melník, Helena Mezenská, Radoslav Procházka et Jozef Šimko. A savoir que 8 d’entre eux étaient sans parti, y compris le vainqueur Andrej Kiska. Ce dernier a reçu 24% des voix dans le premier tour qui a eu lieu le 15 mars. Un peu plus avait Robert Fico, le premier ministre contemporain qui a recueilli 28%.

Ces deux-là ont donc passé dans le second tour de l’élection qui s’est tenu exactement deux semaines plus tard. Pendant ce temps, les deux vainqueurs du premier tour ont fait leur campagne, chacun d’une façon différente. Le premier ministre Robert Fico était clairement plus agressif et anguleux. Sa campagne était menée plus dans le sens de dénigrer et diffamer Andrej Kiska devant les électeurs en pointant son « inexpérience », ses supposés « liens avec l’Eglise de scientologie » et son passé d’«usurier ». Quant à la dernière diffamation, Kiska a dit qu’il allait porter plainte contre Fico pour avoir dit une telle mensonge.

Néanmoins, en général, Kiska se tenait bien et il continuait tranquillement sa campagne sans s’être dégradé au niveau du chef du gouvernement. Il se trouve que c’est, entre outre, cela qui l’a aidé à attirer les électeurs. En fin de comptes, il a reçu 59,4% des voix dans le deuxième tour contrairement à Fico avec seulement 40,6% des voix. Un résultat qui n’a pas vraiment surpris les politologues. En fait, pour être clair, ce n’est pas la victoire d’Andrej Kiska qui les aurait surpris. C’est la perte humiliante et écrasante de Robert Fico. Autrement dit, le vif du sujet, est-ce la victoire de Kiska ou l‘échec épouvantable de Fico? Les spécialistes sont d’accord que c’est le deuxième qui a bouleversé la Slovaquie. Pour comprendre pourquoi, voici la présentation des deux « politiciens ».

Andrej Kiska est un milliardaire et philanthrope d’une cinquantaine d‘années. C’est ce qui le décrit le mieux. Auparavant, il était homme d’affaires couronné de succès. D’ailleurs, c’est ainsi qu’il a fait sa fortune. Après ses études à Bratislava, il est parti aux USA où il est resté un an et demi avant de revenir dans son pays. Il dit que c’était aux États-Unis où il a découvert en soi l’énorme envie d’entreprendre et le courage de se jeter à des affaires risquées. Il a profité de ses expériences et a fondé, après son retour en Slovaquie dans les années 1990, deux sociétés de crédit à la consommation qui offraient des prêts à 20% d’intérêts. En 2005, il les a vendues à un grand groupe bancaire et a mis un terme, après 15 ans, à sa carrière d’entrepreneur.

Devenu multimillionaire, il a crée une fondation, « Le bon ange », qui soutient financièrement les familles pauvres dont les enfants sont atteints de cancers ou autres maladie graves. L’année dernière, il a cédé la direction de la fondation à son épouse, afin de se concentrer entièrement à sa campagne. A souligner, ses entreprises étaient très connues parmi les slovaques, ainsi que « Le bon ange ».

Mais c’était plus ses oeuvres que le créateur lui-même. Andrej Kiska était une personne inconnue encore il y a un an où il a démarré sa campagne présidentielle. Et encore avant le premier tour de l’élection, il n’y avait pas mal de gens qui criaient « Qui êtes-vous, monsieur Kiska?». Le fait de ne pas être connu et surtout de ne pas avoir absolument aucune histoire politique étaient pour lui comme une arme à double tranchant.

Certains le supportaient en disant qu’ils voulaient en tête d’État un homme ordinaire qui comprend et connait les problèmes des gens ordinaires et qui, déjà, les aide réellement. Quelqu’un qui ne court pas juste après l’argent et le pouvoir, qui n’a jamais été corrompu (et ne peut pas l’être vu sa fortune) et qui n’a jamais été membre du Parti communiste sous l’ère soviétique, contrairement à son adversaire malheureux mais aussi à tous les présidents précédents.

D’autres étaient suspicieux envers sa fortune. Comme d’habitude, les gens pensent que chaque personne qui détient une grande richesse, est un fraudeur car il est impossible de gagner autant d’argent légalement.

Et certains hurlaient que ce n’était juste pas possible que quelqu’un qui émerge de nulle part entame sa carrière politique en devenant président. En plus, on pouvait voir que Kiska n’était pas dans son assiette pendant les débats politiques télévisés. Il était mi-figue mi-raisin. Un vrai amateur et piètre orateur contrairement à Fico qui était comme une poisson dans l’eau. Or, il faut avouer que Kiska avait tiré une leçon tout au début et il devenait plus fort à chaque nouveau débat. Finalement, il était égal à Fico sur lequel on pouvait même voir des marques de fatigue à la fin de la campagne.

Fico, 49 ans, est, comme nous avons déjà mentionné, le chef du gouvernement en exercice. Il est aussi le président du parti SMER-SD (littéralement : DIRECTION-Social-démocratie) dont il est fondateur et qui a, à présent, un contrôle total de la présidence, du Parlement (83 sièges sur 150 depuis 2012) et du gouvernement, une situation inédite depuis l’indépendance de la Slovaquie en 1993. Fico, chef du gouvernement de 2006 à 2010 et depuis 2012, est un homme politique bien aimé par son parti, aussi bien que par les slovaques.

Pendant ses années en politique, il s’est crée un culte de la personnalité, il s’est fait invincible, intouchable. Tout ce qu’il a pris en main a connu le succès. C’est pourquoi son parti a obtenu 45% aux législatives du printemps 2012 et a conquis la majorité absolue au parlement. Robert Fico comptait sur ses électeurs de 2012 et se croyait président depuis le début. C’est pour cela que déjà le premier tour a été une défaite pour lui. Il a recueilli seulement 28% des voix bien que les politologues lui devinaient 40%.

Il a donc très vite compris que sa victoire n’était pas sûre du tout. Il est devenu nerveux et un peu perdu, sa solution était l’anti-campagne diffamante contre son adversaire. Or, cela ne l’a pas sauvé, malgré le support public des trois présidents antécédents. Ce n’était rien contre le support exprimé à Kiska par tous les autres partis de l’opposition et tous les autres candidats présidentiels battus au premier tour.

Après presque vingt années passées en politique, alors que son parti SMER-SD détient les rênes d’à peu près tous les pouvoirs, jouissant d’une popularité à faire pâlir ses prédécesseurs, Robert Fico fait face à un échec mortel après lequel il ne sera plus jamais le même. Se montrant vincible, il a perdu l’éclat de sa personnalité. Il se peut qu’après son mandat du premier ministre fini, il quitte le champs politique pour de bon. Au moins, c’est ce qu’il a fait entendre pendant sa campagne en cas de perte. Certains disent qu’il devrait même démissionner immédiatement. Il n’est pas sûr, qu’on connaisse un jour la vraie raison de la défaite historique de ce personnage adoré, de toute façon, le chef de sa campagne présidentielle l’explique ainsi: « Les électeurs aiment son leader et ils veulent qu’il reste sur sa position du premier ministre d’où il peut réellement influencer le déroulement des choses.» Mais qui sait si ce n’est pas juste une excuse, un pansement pour que le coup (de grâce?) fasse moins mal. Peut-être que les électeurs ne voulaient pas simplement que Fico ait le monopole du pouvoir concentré dans ses mains et celles de son parti. Peut-être ils voulaient essayer quelque chose de nouveau. Un altruiste, un bon ange…

(Nous remercions Dominika pour cet article.)

Les candidats afghans favoris aux présidentielles, cibles d’attaques

L’ex-ministre afghan de l’économie de 2002 à 2004 aux côtés de Hamid KarzaÏ (حامد کرزي), et ancien haut fonctionnaire à la Banque Mondiale, Ashraf Ghani Ahmadzai (اشرف غني احمدزی) a été la cible d’une attaque. En effet, la police a, dans un premier temps, annoncé dans la journée que son domicile à Kaboul a été soufflé par une explosion.

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Soutenu par un certain nombre de Pachtounes et quelques Tadjiks (ces deux ethnies représentent environ 75% de la population afghane),  Ashraf Ghani Ahmadzai (اشرف غني احمدزی) est un candidat aux élections présidentielles qui se présente sous l’étiquette d’un parti indépendant, se réclamant d’un islamisme réformiste. Il est accompagné dans sa campagne politique par Abdul Rashid Dostum (عبدالرشید دوستم), général militaire issu de l’ethnie ouzbek (minorité turcophone représentant entre 5 et 10% de la population, essentiellement présent dans le nord de l’Afghanistan), qui est connu pour avoir résisté à l’occupation soviétique, et plus tard aux combattants Moudjahidin.

Le candidat Ashraf Ghani Ahmadzai (اشرف غني احمدزی) n’était pas à son domicile lors de l’explosion. Ce n’est malheureusement pas la première agression visant les élections en Afghanistan. Abdullah Abdullah (عبدالله عبدالله ), candidat supposé favoris, a été la cible d’un attentat des insurgés Talibans en mi-février dernier, à Saroubi. Et plus tôt, dans le même mois, ce sont deux membres de l’équipe de campagne d’Abdullah Abdullah (عبدالله عبدالله ) qui ont été abattus, dans l’ouest du pays, par ces mêmes insurgés.

Plus tard, les autorités informeront les médias que la cible n’était pas le domicile d’Afrash Ghani Ahmadzai (اشرف غني احمدزی), mais les bureaux de l’IEC (Independent Election Commission – Commission Électorale Indépendante), proche du domicile du candidat et du centre de recrutement de l’Armée Nationale Afghane. Les autorités afghanes ont identifié les assaillants, au nombre de trois, comme étant des Talibans. Quatre heures de combats ont été nécessaires pour abattre les trois insurgés fondamentalistes, qui aurait tué deux policiers et trois civils. Les troupes étrangères présentes sur place n’ont pas agis, ce sont les Forces Spéciales et la Police Nationale Afghane qui sont intervenues.

Les élections présidentielles sont prévues pour le samedi 5 Avril 2014, soit dans 10 jours.

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Drôles d’élections

Le 9 Mars dernier se déroulait le deuxième tour des élections au Salvador, le plus petit pays d’Amérique centrale bordée par le Pacifique, et peuplé d’un peu moins de 6.5 millions d’habitants. Pour comprendre l’enjeu de ces élections, il est essentiel de se rappeler certains points économiques, politiques, et historiques concernant cette République.

Aussi bien connu pour son café, l’économie du Salvador repose principalement sur le textile, et le  secteur tertiaire, c’est-à-dire le secteur des communications et des services. Mais, le pays a de grosses difficultés à surmonter certains des points faibles de son économie. Il est totalement dépendant de ses importations, surtout concernant les ressources naturelles, et les énergies (Il importe énormément de carburant). Le Salvador ne possède ni éoliennes ni centrale solaire, mais les barrages ne représentent que 36% de la production totale du pays. Même si le Salvador est la troisième économie de l’Amérique centrale, derrière naturellement le Mexique et le Costa Rica, il est l’un des rares pays à ne pas retrouver de croissance soutenue et significative. Le taux de croissance de son Produit Intérieur Brut (Indicateur économique mesurant la somme totale des richesses produites dans un pays à un instant donné) est de 1,6% pour l’année 2013. De plus, le Salvador n’a pas sa propre monnaie, il a adopté le dollar américain en 2001, ce qui peut remettre en question une partie de sa souveraineté. Par ailleurs, le taux de criminalité n’aide pas non plus au développement et à la croissance du pays. En effet, Le Salvador est réputé pour être le pays le plus violent du monde. Selon les sources, le taux d’homicides est compris entre 50 à 75 homicides pour 100.000 habitants par an. En France il n’est même pas à 1 pour 100.000 habitants par an. Les violences liées aux mafias et autres gangs (Mara-Salvatrucha, pour ne citer que le plus connu) pourraient expliquer plus de la moitié de ces homicides.

Salvador

 

Lors de ces récentes élections, les salvadoriens devaient donc élire un nouveau président, en choisissant entre le candidat sortant, un ex-guérillero marxiste du FMLN (Frente Farabundo Martí para la Liberación Nacional – Font Farabundo Martí pour la Libération Nationale) un parti de gauche radicale, et l’ex maire de San Salvador, la capitale, et membre de l’ARENA (Alianza Republicana Nacionalista), un parti libéro-conservateur. Actuellement le FMLN compte 31 députés à l’Assemblée Législative et ARENA en compte 28 sur 84. Selon le TSE (Tribunal Supremo Electoral – Tribunal Suprême Electoral), Savador Sánchez  Cerén (FMLN) aurait été réélu avec 50,11% des voix exprimées (1.494.144 voix) contre 49,89% pour Norman Quijano (ARENA), soit 1.487.510 de bulletins. Sur un total d’environ 2.981.000 voix exprimées, l’écart séparant les deux candidats est donc d’environ 0,22 point de pourcent, soit un peu moins de 7.000 voix. Le TSE n’a toujours pas officiellement annoncé la réélection de Savador Sánchez  Cerén et l’opposition, représentée par Norman Quijano à d’ores et déjà réclamé l’annulation des élections.

elections-salvador

 

Cet événement intervient 22 ans après la fin de la guerre civile au Salvador (1979-1992). Guerre opposant justement le gouvernement salvadorien de l’époque (qui a créé les escadrons de la mort en 1979, et qui sera proche de l’ARENA dès sa fondation en 1981) aux membres du FMLN, alors groupe insurrectionnel. Bien sûr, cela ne vous aura pas échappé, ce conflit s’est déroulé en pleine Guerre Froide. Le gouvernement du Salvador et l’ARENA, étaient alors soutenus par les Etats-Unis, Israël, Taïwan entre autres, tandis que le FMLN et les autres groupes rebelles (à grande tendance socialiste) étaient soutenus par Cuba, le Mexique, le Nicaragua, et l’ex-URSS. Le conflit se solda par la mort de 80.000 personnes, en grande majorité des civiles, des centaines de milliers de déplacés, et de réfugiés dans les pays voisins. Le Salvador porte encore les stigmates de cette guerre récente. Aujourd’hui les protagonistes de la guerre civile (bien que Norman Quijano n’ait pas participé aux combats) se retrouvent sur un champ de bataille, mais cette fois ci un champ de bataille électoraliste. Et compte tenu des résultats très serrés, autant vous dire que la tension politique est à son comble.

Elections Salvador(Le Suricate)

Abdullah Abdullah, ex-ministre de l’extérieur, frôle la mort dans un attentat non loin de Kaboul

Ce Mercredi 19 Février 2014, le leader de l’opposition afghane a été victime d’une attaque des insurgés Talibans. Cela s’est déroulé à deux heures de route, à l’est, de Kaboul, la capitale afghane, dans le district de Saroubi. District compris dans la même province que celle de Kaboul.

Abdullah Abdullah est candidat aux élections présidentielles, et c’est durant sa campagne dans l’Est de la province de Kaboul qu’il a été la cible d’insurgés faisant feu sur lui à la mitrailleuse. Les autorités ont déclarés que le médecin et politicien s’en été sorti indemne. Le médecin candidat n’est, pour autant, pas décidé à baisser les bras, et a déclaré continuer sa campagne malgré cet attaque. Par ailleurs, au début du mois, deux membres de l’équipe de campagne d’Abdullah Abdullah ont été abattus dans la province de Hérat, cette fois à l’ouest du pays. Les auteurs de ce double assassinat n’ont toujours pas trouvés d’identités.

Afghanistan

Le candidat Abdullah Abdullah est à la tête du parti « Front National Uni » dominé principalement par l’ethnie tadjike, mais rassemblant une grande diversité idéologique et religieuse. On y trouve autant des anciens communistes que des royalistes, autant de musulmans chiites que sunnites. Elle forme depuis 2006, une coalition puissante en Afghanistan, une coalition interethnique, combattant les Talibans et leurs alliés, une formation politique bien vu en Occident. Ainsi, de nombreux chefs de guerre soutiennent aussi le « Front National Uni ». La principale volonté de cette coalition est d’instaurer une démocratie islamique, comme au Pakistan, tout en se basant sur un objectif socialiste ou progressiste.

Les élections sont prévues pour le 5 Avril prochain, et Hamid Karzaï devra laisser sa place à l’un des 11 candidats aux élections. Voici leurs noms :

-Dr. Abdullah Abdullah

-Daud Sultanzoy

-Abdul Rahim Wardak

-Abdul Qayum Karzai

-Dr. Ashraf Ghani Ahmadzai

-Sardar Mohammad Nader Naeem

-Dr. Zalmai Rassoul

-Eng Qutbuddin Hilal

-Gul Agha Sherzai

-Abdul Rab Rassoul Sayyaf

-Hedayat Amin Arsala

(Le Suricate)