Salvador : Passage essentiel de la drogue, trafic tentaculaire d’armes de guerre, et trêve entre cartels menacée…

Les autorités salvadoriennes s’inquiètent de plus en plus concernant le trafic d’armes sur son sol. En effet, les gangs (Barrio 18 et la Mara Salvatrucha MS 13) seraient en train de s’armer massivement. Les armes proviendraient d’une part d’un cartel mexicain appelé « Los Zetas » et d’autres parts du marché noir au Guatemala et au Honduras. Pour exemple, le ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Ricardo Perdomo, a annoncé qu’un individu aurait été arrêté en plein milieu de la capitale, San Salvador, après que celui-ci ait vendu 15 fusils M-16 (armes de guerre étasuniennes).

ministrojusticiayseguridadricardoperdomoSelon Ricardo Perdomo, Ce sont les cartels mexicains qui vendent massivement des armes aux gangs salvadoriens, afin d’assurer le passage de la drogue qui traverse le pays du sud jusqu’au nord. Les autorités salvadoriennes accusent les Maras et les autres gangs d’avoir reçu une importante quantité d’armes et un entrainement quasi-militaire.

(membres du Barrio 18, AFP photo José Cabezas)

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D’ailleurs, Ricardo Perdomo a signalé que 26 membres de gangs ont été récemment identifiés et arrêtés par le bureau de recrutement de l’Armée, alors que ceux-ci voulaient la rejoindre. Une fois arrêtés, les 26 membres auraient dévoilés qu’intégrer l’Armée faisait partie de la stratégie de leurs bandes, afin de voler des armes et des uniformes. Les sources policières indiquent que 61 attaques ou affrontements entre les autorités et les gangs ont eu lieu depuis janvier 2014.

(membres de la Mara Salvatrucha MS 13)

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En Mars 2012, les leaders de la Mara Salvatrucha MS13 et du Barrio 18 se sont mis d’accord sur une trêve. A cette époque, on pouvait compter 14 homicides par jours, aujourd’hui le chiffre est tombé à 5. Les gangs sont impliqués dans la majeure partie des homicides et des crimes commis dans le pays.

GUATEMALA GANGS

Il faut aussi rappeler que, pour endiguer la violence dans le pays, le Salvador peut compter sur le nouveau processus de pacification nationale impliquant une grande partie de la société civile, la Conférence Episcopale du Salvador, et du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD).

(Le Suricate)

España va muy bien

Depuis 2011, les manifestations et les émeutes se succèdent en Espagne, pays membre de l’UE, et frontalier à la France. En 2013, le nombre de manifestations s’élevait à 6.000 rien que pour cette année, soit plus de 16 par jour. Nos médias ont mis des moyens incroyables à nous raconter la révolution ukrainienne cet hiver, mais ils ne font qu’effleurer le sujet espagnol…

Les révoltes espagnoles actuelles ne doivent pas tomber dans l’oubli, ou la négligence, ces événements peuvent rappeler une trop récente et obscure partie de l’histoire d’Espagne.

Drôles d’élections

Le 9 Mars dernier se déroulait le deuxième tour des élections au Salvador, le plus petit pays d’Amérique centrale bordée par le Pacifique, et peuplé d’un peu moins de 6.5 millions d’habitants. Pour comprendre l’enjeu de ces élections, il est essentiel de se rappeler certains points économiques, politiques, et historiques concernant cette République.

Aussi bien connu pour son café, l’économie du Salvador repose principalement sur le textile, et le  secteur tertiaire, c’est-à-dire le secteur des communications et des services. Mais, le pays a de grosses difficultés à surmonter certains des points faibles de son économie. Il est totalement dépendant de ses importations, surtout concernant les ressources naturelles, et les énergies (Il importe énormément de carburant). Le Salvador ne possède ni éoliennes ni centrale solaire, mais les barrages ne représentent que 36% de la production totale du pays. Même si le Salvador est la troisième économie de l’Amérique centrale, derrière naturellement le Mexique et le Costa Rica, il est l’un des rares pays à ne pas retrouver de croissance soutenue et significative. Le taux de croissance de son Produit Intérieur Brut (Indicateur économique mesurant la somme totale des richesses produites dans un pays à un instant donné) est de 1,6% pour l’année 2013. De plus, le Salvador n’a pas sa propre monnaie, il a adopté le dollar américain en 2001, ce qui peut remettre en question une partie de sa souveraineté. Par ailleurs, le taux de criminalité n’aide pas non plus au développement et à la croissance du pays. En effet, Le Salvador est réputé pour être le pays le plus violent du monde. Selon les sources, le taux d’homicides est compris entre 50 à 75 homicides pour 100.000 habitants par an. En France il n’est même pas à 1 pour 100.000 habitants par an. Les violences liées aux mafias et autres gangs (Mara-Salvatrucha, pour ne citer que le plus connu) pourraient expliquer plus de la moitié de ces homicides.

Salvador

 

Lors de ces récentes élections, les salvadoriens devaient donc élire un nouveau président, en choisissant entre le candidat sortant, un ex-guérillero marxiste du FMLN (Frente Farabundo Martí para la Liberación Nacional – Font Farabundo Martí pour la Libération Nationale) un parti de gauche radicale, et l’ex maire de San Salvador, la capitale, et membre de l’ARENA (Alianza Republicana Nacionalista), un parti libéro-conservateur. Actuellement le FMLN compte 31 députés à l’Assemblée Législative et ARENA en compte 28 sur 84. Selon le TSE (Tribunal Supremo Electoral – Tribunal Suprême Electoral), Savador Sánchez  Cerén (FMLN) aurait été réélu avec 50,11% des voix exprimées (1.494.144 voix) contre 49,89% pour Norman Quijano (ARENA), soit 1.487.510 de bulletins. Sur un total d’environ 2.981.000 voix exprimées, l’écart séparant les deux candidats est donc d’environ 0,22 point de pourcent, soit un peu moins de 7.000 voix. Le TSE n’a toujours pas officiellement annoncé la réélection de Savador Sánchez  Cerén et l’opposition, représentée par Norman Quijano à d’ores et déjà réclamé l’annulation des élections.

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Cet événement intervient 22 ans après la fin de la guerre civile au Salvador (1979-1992). Guerre opposant justement le gouvernement salvadorien de l’époque (qui a créé les escadrons de la mort en 1979, et qui sera proche de l’ARENA dès sa fondation en 1981) aux membres du FMLN, alors groupe insurrectionnel. Bien sûr, cela ne vous aura pas échappé, ce conflit s’est déroulé en pleine Guerre Froide. Le gouvernement du Salvador et l’ARENA, étaient alors soutenus par les Etats-Unis, Israël, Taïwan entre autres, tandis que le FMLN et les autres groupes rebelles (à grande tendance socialiste) étaient soutenus par Cuba, le Mexique, le Nicaragua, et l’ex-URSS. Le conflit se solda par la mort de 80.000 personnes, en grande majorité des civiles, des centaines de milliers de déplacés, et de réfugiés dans les pays voisins. Le Salvador porte encore les stigmates de cette guerre récente. Aujourd’hui les protagonistes de la guerre civile (bien que Norman Quijano n’ait pas participé aux combats) se retrouvent sur un champ de bataille, mais cette fois ci un champ de bataille électoraliste. Et compte tenu des résultats très serrés, autant vous dire que la tension politique est à son comble.

Elections Salvador(Le Suricate)

La qualité des médias et la sécurité des journalistes au Guatemala ne satisfont pas la SIP

La Société Interaméricaine de Presse (Sociedad Interamericana de Prensa – SIP) demande au Guatemala de faire plus d’efforts pour endiguer les violences à l’égard des journalistes et plus d’information dans l’enquête concernant l’assassinat de 4 reporters dans le pays en 2013. Voici leur noms : Carlos Orellana Chávez, Luis de Jesús Lima, Luis Alberto Lemus Ruano et José Napoleón Jarquín Duarte.

Claudio Paolillo, président de la Commission de Liberté de Presse et d’Information de la SIP, a annoncé que les violences contre les journalistes se sont accrues au Guatemela, et accuse le gouvernement de ne pas encourager assez les médias à « une plus grande diversité et pluralité des voies ». Le travail des journalistes, et reporters serait donc entravé ? Est-ce le gouvernement ou les délinquants qui tuent les journalistes ?

 

Le président guatémaltèque, Otto Pérez Molina, avait pourtant affirmé peut avant l’examen de la SIP que le pays était prêt. « Nous sommes préparés. Nous allons dire que nous sommes respectueux de l’examen. »

Par ailleurs, Fernando Alvarado Espinel, secrétaire national équatorien de la communication depuis 2009, avait déjà critiqué la SIP, en 2013, comme étant de « ceux qui voient les médias comme un juteux négoce à protéger ». Pour Fernando Alvarado Espinel, la SIP « n’a rien à voir avec la défense de la liberté d’expression ni la liberté de la presse, mais plutôt de la liberté d’entreprendre ».

Otto Pérez Molina et Fernando Alvarado Espinel ne sont pourtant pas du même bord idéologique ! Alors que le président guatémaltèque est un général retraité à la tête du Parti Patriote (de droite) ayant pour projet dominant de combattre d’une « main dure » (le slogan du parti est « Mano Dura ») la délinquance et l’insécurité en général, le politicien équatorien est un membre du gouvernement (de gauche) « Alianza País», se basant sur la Révolution Citoyenne que nous pouvons aussi retrouver au Pérou, en Bolivie, et au Venezuela.

 

La SIP est basée à Miami et se définie comme une entité indépendante à but non lucratif. Malgré sa transparence irréprochable (cf. le lien ci-dessous), et compte tenu des propos relativement convergents entre deux personnalités politiques radicalement opposés, l’organisation journalistique prétendant défendre la libre circulation de l’information manquerait-elle d’objectivité ?

La SIP n’arrive peut-être pas à se détacher de sa vision américano-étasunienne, et ne peut (ou veut) pas comprendre l’éthique médiatique en Amérique Latine. Le chef d’Etat guatémaltèque avait aussi annoncé que l’un des thèmes abordés lors de la rencontre entre le gouvernement et la commission de Claudio Paolillo, porterait sur l’éthique journalistique.

SIP Otto Pérez Molina

Si vous voulez en savoir plus concernant la Sociedad Interamericana de Prensa (SIP) vous pouvez consulter leur site : http://www.sipiapa.org/la-sip-reclama-en-guatemala-mayor-esfuerzo-para-mejorar-clima-de-libertad-de-prensa/

(Le Suricate)

« La situation actuelle et les défaillances du système économique ont conduit le pays à une situation de « pénurie » où il manque en grande partie les produits de base »

Témoignage d’un vénézuélien anonyme séjournant en France depuis peu, en précisant qu’il manque BEAUCOUP d’éléments … Son témoignage est en espagnol, je vous propose donc cette traduction (si vous repérez des erreurs de traduction, merci de le faire remarquer dans les commentaires) :

« Les différences culturelles, sociales, économiques et politiques entre la France et le Venezuela ne doivent pas être faciles à comparer, mais je pense qu’en même temps elles peuvent identifier certains aspects de la vie dans ces deux pays et permettent de donner une idée de la situation actuelle.

Ce que je vais décrire n’est  juste que l’appréciation de mon expérience dans chacun des deux pays.

Le Venezuela est un pays d’une grande variété de richesses naturelles originales, au sud avec la forêt amazonienne et les formations géologiques ancestrales comme les « Tepuyes », la chute d’eau la plus haute du monde « El Salta Angel ». Au nord, on ne peut que mentionner la mer des Caraïbes je ne pense pas qu’il soit possible de décrire ses côtes tellement elles sont belles. A l’ouest du pays, avec sa disposition montagneuse où l’on peut trouver le « pico Bolivar », culminant à plus de 5.000 mètres d’altitude, et si je continuais vraiment la description, ce serait des centaines de pages qui ne suffiront toujours pas à décrire complètement l’environnement du pays. Et ce, sans compter l’immense réserve de pétrole et des ressources minérales.

En pensant à la France, en pleine hiver, il y a déjà une différence là-bas. Le Venezuela a, au nord, la mer des Caraïbes et se situe sur l’équateur, la température ne varie généralement pas beaucoup dans la plupart des régions. Là-bas, l’hiver c’est la saison des pluies et l’été, la sécheresse. En France, il y a quatre saisons, qui influent sur le changement des habitudes de la population, les gens changent leurs façons de s’habiller pour s’adapter au climat. Chose qui n’est pas d’une grande importance au Venezuela.

A ce propos, cela me fait penser à l’université. Sous les tropiques, on essaye toujours de marcher le plus léger possible, avec des habits cool qui ne nous gêne pas, et en même temps le vénézuélien a, en général, un pull. L’hiver en France oblige celui qui veut être bien à l’abri du froid, de se « charger » avec des habits chauds, comprenant tous les chiffons, le pull, l’écharpe, le manteau, les gants, le parapluie ou l’imperméable, les grosses chaussettes en laine, entre autres parmi tous les accessoires. Et de ce fait, l’une des plus grandes influences qui existent chez les jeunes, la mode.

La façon de s’habiller au Venezuela n’est pas une chose anodine. C’est la même chose qu’ici, les marques nous empêchent de dormir en majorité. Le problème, c’est qu’en raison des changements de saisons et de l’influence de tous les milieux, ici, c’est un processus de changement constant, je ne crois pas qu’il se passe plus de 4 mois sans que les gens ne cherchent à changer de tenue. Ceci implique d’acheter, comme au Venezuela, mais avec les particularités d’un phénomène qui ne se vit pas de la même façon là-bas, les SOLDES.

Deux fois par an, en France, il y a ces grandes opportunités d’acheter, beaucoup plus économique qu’au prix ordinaire. J’ai vu « Jusqu’à -70% », c’est vraiment fou, toute une stratégie commerciale. Ce qui m’amène à parler de l’économie vénézuélienne.

Bien que je ne connaisse pas bien la situation des salariés en France, uniquement deux ou trois proches, j’ai pu me rendre compte de nombreuses choses différentes à propos du Venezuela. Je peux en citer certaines :

Ici, le salarié peut aller au supermarché et faire ce qu’il veut de son argent, en considérant qu’ils reçoivent tous les produits de base dans une gamme de prix accessible à tous. Au Venezuela, non. La situation actuelle et les défaillances du système économique ont conduit le pays à une situation de « pénurie » où il manque en grande partie les produits de base, ce qui a conduit à des troubles du comportement du consommateur (Sujet compliqué).

En pensant à une organisation comme la CAF (allocations familiales) la sécurité sociale française est juste un rêve pour le vénézuélien, malgré que le Venezuela soit aussi doté d’un système social. Le fait que l’Etat dépose une somme d’argent sur ton compte pour te couvrir une partie du loyer, ce n’est pas connu de cette manière là-bas. Avec toutes les « missions » (Programmes sociaux organisés par le gouvernement) le niveau de pauvreté et la déficience de l’administration publique, le travailleur n’a aucune garantie solide.

Nous parlons de la sécurité. Récemment, j’ai vu un scandale aux informations françaises, il y avait eu un assassinat à Marseille. Ensuite, j’ai vu l’information sur internet, un article d’un journal vénézuélien, plus de 10 personnes tués arrivant dans une morgue à Caracas, la capitale du Venezuela, ce qui arrive très fréquemment dans le pays. C’est vraiment triste de penser que marcher dans les rues de Caracas à 22h00, soit considéré comme un suicide, ou une assurance à se faire voler, chose si évidente ici. Et je ne veux pas dire avec ça qu’il n’y a pas de délinquance en France, mais simplement que le système de sécurité au Venezuela est très inefficace.

Je pense maintenant à autre chose, c’est parfois un peu lourd, mais intéressant en même temps. Faire la paperasse au Venezuela a toujours été compliqué, comme ailleurs. Ici, en France aussi, avec la particularité de La Poste. L’utilisation du système postal en France est vraiment extraordinaire et efficace, alors qu’au Venezuela, c’est plutôt une loterie. Par exemple, j’ai envoyé un courrier en Septembre de l’an passé, nous sommes en Janvier et il n’est pas encore arrivé à destination, et je ne crois pas que mon destinataire le reçoive.

Après écrire et continuer d’écrire, en général pour ne pas dire grand-chose, je me rends compte que ç’a été un sympathique exercice de réflexion, et je peux continuer à me référer à beaucoup de choses, mais je ne veux pas en faire trop dans cette petite opinion que m’a demandé un ami, qui est maintenant en charge de ces mots. »

Voici le témoignage d’origine en espagnol :

« UNA OPINION, UNA REALIDAD? UN POCO DE TODO Y LE FALTA MUCHO…

Las diferencias de cultura, sociedad, economía y política entre Francia y Venezuela, no deben ser  para nada fáciles de comparar, pero pienso que al mismo tiempo se pueden identificar algunos aspectos de la vida en ellos que permitan dar una idea de la situación actual.

Lo que describo a continuación, no es más que mi apreciación de acuerdo a mi experiencia en cada país.

Venezuela, un país con una variedad de riquezas naturales tan particular, al sur con selva amazónica y formaciones ancestrales como son los “tepuyes”, en ellos la caída de agua más alta del mundo “El Salta Angel”. Al norte de solo mencionar el mar Caribe, no creo que haga falta explicar la belleza de sus costas. El occidente del país con una topografía montañosa que da lugar al “pico Bolívar”, con sus más de cinco mil metros de altura, y realmente si continúo serán cien páginas que aun no dirán completamente las representaciones de la naturaleza del país. Eso sin mencionar la inmensa reserva de petróleo y recursos minerales.

Pensar en todo eso estando en Francia, en pleno invierno, ya allí esta una diferencia. Venezuela teniendo al norte el mar Caribe y tan próximo a la línea ecuatorial, la temperatura no varía mucho generalmente en la mayoría de las regiones. Allá invierno son las lluvias y el verano la sequia. En Francia si se presentan las cuatro estaciones, lo que influye en el cambio de habito de la población, donde, de acuerdo a estas, las personas cambian de vestimenta para adaptarse al clima, cosa que en Venezuela no es de mucha importancia.

Hablando de vestimenta, me hace pensar en la universidad. En el trópico uno siempre intenta andar lo más ligero posible, con la vestimenta más fresca, y al mismo tiempo el venezolano por lo general tiene un sweater. El invierno en Francia obliga a que, quien quiera estar bien resguardado del frio, debe cargar una buena vestimenta de invierno, contando todos los trapos, el sweater, la bufanda el abrigo, los guantes, el paragua o el impermeable, las medias de lana, entre otros accesorios. Y en ese aspecto, una de las influencias más grandes que existen sobre los jóvenes, la moda.

El vestirse en Venezuela, no es cualquier cosa. Igual que aquí, las marcas le quitan el sueño a la mayoría. La cuestión es que por efecto de las estaciones y la influencia de todos los medios, aquí es un proceso de cambio constante, no creo que sea más de cuatro meses donde la gente busca cambiar de vestimenta. Y esto aquí implica comprar, aunque allá también, pero con la particularidad de un fenómeno que en Venezuela no se vive de la misma manera, Les SOLDES.

 Dos veces al año se presentan aquí estas grandes oportunidades de comprar, mucho más económico que el precio habitual. He visto “hasta -70%” eso es una locura de verdad, toda una estrategia comercial. Lo que me lleva a hablar de la economía del venezolano.

Aunque no conozco muy bien la situación del salariado en Francia, solamente a nivel de dos o tres allegados, si me pueda dar cuenta de muchas cosas diferentes con respecto a Venezuela. Puedo puntualizar algunas:

El salariado aquí, puede ir al supermercado y hacer con su dinero lo que le plazca, considerando que se consiguen todos los productos de la cesta básica en una gama de precios accesibles para todos. En Venezuela no. La situación actual y las deficiencias del sistema económico han llevado al país a una situación de “desabastecimiento” donde gran cantidad de los productos básicos escasean, lo que ha llevado a un trastorno en la conducta del consumidor (Tema complicado).

Contar con una organización como la CAF (allocations familiales) y -a pesar de que en Venezuela hay un sistema de seguridad social- la seguridad social francesa, es solo un sueño para el venezolano. El hecho de que el estado, deposite en tu cuenta una suma de dinero para cubrir parte de un alquiler, eso allá no se conoce de esa manera. Con todo y las “misiones” (Programas sociales organizados por el gobierno) los niveles de pobreza y la deficiente administración pública, el hombre trabajador no tiene ninguna garantía solida.

Hablemos del tema de la seguridad. No hace mucho, veo un escándalo en las noticias francesas, había habido un asesinato en Marsella. Luego veo la información en internet, un artículo de un periódico venezolano, más de diez personas asesinadas llegan a una morgue de Caracas, la capital de Venezuela, situación que es muy frecuente en el país. Es realmente triste pensar que andar en la calle, a pie, en Caracas a las diez de la noche, sea considerado un suicidio, o un robo seguro, cosa que acá es tan normal. Y no quiero decir con esto que en Francia no haya delincuencia, sencillamente que el sistema de seguridad en Venezuela es muy ineficiente.

Pensando ahora en otra cosa, que a veces es un poco engorrosa, pero interesante a la vez. Hacer trámites de documentos en Venezuela siempre ha sido complicado, como en todas partes. Aquí en Francia también, con la particularidad de LaPoste. La utilización del sistema postal en Francia es verdaderamente extraordinario y eficiente, cosa que en Venezuela es mas que todo una lotería. Por ejemplo, yo envié una carta en septiembre del año pasado y ya estamos en enero y no ha llegado a destino, y ya no creo que llegue.

Después de escribir  y seguir escribiendo, por lo general mucho para no decir gran cosa, me doy cuenta que ha sido un simpático ejercicio de reflexión, y puedo seguir refiriéndome a  tantas cosas pero no quiero excederme tampoco en esta pequeña opinión que me pidió un amigo, quien estará ahora a cargo de estas palabras. »

« Súmate al cambio »

violence policière

Tout s’est accéléré le 29 Novembre dernier, lorsque le conseil des ministres adopte le nouveau projet de loi concernant la « Sécurité Citoyenne », renforçant considérablement les services de répression et dissuadant les manifestations.

Un exemple de cette réforme : filmer un policier en service est devenu passible d’une amende de 30.000 €. Vous comprenez bien que leurs bavures, qui se font courantes actuellement, passeront alors de plus en plus inaperçues. Même amende pour  les manifestations s’organisant spontanément autour d’une opinion, sans autorisation sur les réseaux sociaux, ou devant les bâtiments de l’État. Les amendes pour les plus graves « infractions » vont de 30.001 à 600.000 €. Oui, 600.000 € ! Le but étant de décourager et asphyxier économiquement les opposants au régime de Mariano Rajoy du Parti Populaire (PP), instaurer une majorité silencieuse et laisser impunément faire les politiciens. C’est-à-dire une marche arrière de 30 ans sur le plan social.

Puis vint la proposition de loi de Alberto Ruiz Gallardon, restreignant l’avortement, approuvée le 20 décembre au Parlement…

Cette loi ne permettrait l’avortement qu’aux femmes prouvant qu’un viol est à l’origine de leur grossesse, en ayant déposé plainte auparavant, puis en acceptant qu’un rapport soit fait sur elle-même, puis un autre sur son fœtus. L’avortement ne sera appliqué seulement si une malformation est reconnue sur le fœtus.

Autrement, l’avortement ne sera possible que sous le prétexte de danger psychologique et/ou d’incapacité physique. Dans ce cas, deux médecins ne pratiquant pas dans l’établissement où se déroulera l’opération, devront diagnostiquer la femme enceinte. A noter que l’avortement ne pourra s’appliquer (en plus des précédentes conditions) qu’avec l’accord des parents, pour les mineures de 16 ans et 17 ans.

Concernant les handicaps, ils ne seront pratiquement plus considérés comme un motif à l’avortement. Il faut que le fœtus soit diagnostiqué invalide, ou présentant de graves incapacités. Un fœtus atteint de la trisomie 21, par exemple, ne pourra plus être l’objet d’un avortement.

Évidemment, cette loi fait polémique, et suscite de nombreuses réactions à travers l’Espagne, débouchant entre autres sur des affrontements entre manifestants et policiers. C’est à ce moment que la réforme concernant la « Sécurité Citoyenne » prend tout son sens !

Hier soir, Vendredi 17 Janvier 2014 vers 20H00, lors d’une manifestation à Barcelone de soutien aux riverains du quartier Gamonal à Burgos, la Guardia Urbana de Barcelone a utilisé le canon à son pour disperser la foule, d’environ 1.500 personnes selon les forces de l’ordre. Le canon à son est une arme non létale, mais pas inoffensive car elle peut causer de graves lésions sur le système auditif. Si vous êtes curieux de savoir à quoi ressemble le bruit émis par un canon à son, jetez une oreille à cette vidéo :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=iSvrqEAT_k0

Bien sûr, les manifestations sont devenues monnaie courantes en Espagne depuis près de deux ans, mais actuellement les évènements ont passé un cap en terme de brutalité, dans un contexte où le PP veut instaurer un climat de peur et de silence. La violence policière y est omniprésente, et la réforme de la « Sécurité Citoyenne » ne fait que conforter la position des forces de l’ordre. Sur la  vidéo ci-dessous, vous pouvez voir la police tirer sur la foule dans une gare, matraquer des manifestants ou tout simplement des passants, s’acharner sur un homme tenant (probablement) son fils dans ses bras en criant « Honte » à la police, puis provoquer les journalistes présents sur les lieux :

http://www.youtube.com/watch?v=YvsezeOWFcc&list=PLN3uQ7GqlpxT32NmeURQgrap8PHOMLdVu&index=56

Le silence du roi Juan Carlos Ier d’Espagne sur ces évènements est par ailleurs étonnant, lui qui avait permis de modifier les desseins de Franco en 1975… Beaucoup d’espagnols le disent : on n’a pas vu ça depuis la chute du régime franquiste.

Note : Pour plus d’infos concernant l’affaire du quartier Gamonal à Burgos, voici un article en espagnol expliquant la situation : http://www.rtve.es/noticias/20140113/esta-pasando-barrio-burgales-gamonal/847700.shtml

(Le Suricate)